- PRONONCIATION
- Continuer à travailler l'extrait de la chanson "Né en 17 à Leidenstadt" (disponible ci-dessous)
- Ecoutez l'enregistrement pour IMITER le rythme, la prononciation, les intonations: le flow!
- CERCLE DE PAROLE
- Finalisez la page de devoirs qui sera affichée sur le blog du cours avant Dimanche Soir
- + le document (papier?) que vous allez distribuer à la classe
- Préparez-vous à répéter les moments importants de votre cercle de parole avec vos camarades en classe.
- Conseil d'ami: quand vous présenterez une information, une personne, un document, une idée, PARLEZ, NE LISEZ PAS.
- = Mémorisez les passages où vous allez expliquer des choses à la classe pour éviter de lire.
- Le "naturel", ça se travaille à l'avance…
- + Dans les moments où vous lisez, partagez votre écran!
- PRONONCIATION
- Continuer à travailler l'extrait de la chanson "Né en 17 à Leidenstadt
- On va chanter ensemble jeudi…
- FINALISEZ les DÉTAILS de votre cercle de parole, moment par moment:
- Page de blog/devoirs:
- Quels documents? Quelle structure? Quel vocabulaire
- En classe
- Comment allez vous commencer?
- Extrait vidéo? Citation? Kahoot?
- Quels documents allez vous partager?
- Comment/quand allez-vous offrir la parole au reste de la classe (questions? activités? jeux? petits groupes?
- Comment allez vous structurer votre progression? Quels sont les grands moments de la conversation?
- Comment allez-vous conclure?
- Je vous proposerai un petit temps de répétition générale en milieu de séance demain.
- FINALISEZ votre bande annonce: comment donner au reste de la classe le goût de participer à votre cercle de parole?
- PRONONCIATION
- Continuer à travailler l'extrait de la chanson "Né en 17 à Leidenstadt"
- On va chanter ensemble …
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots"
- Lisez & résumez l'article: "S’exprimer en public, un défi encore plus grand pour les filles" (disponible ci-dessous)
- Elaborez le document (google slides, powerpoint, etc) qui permettra à vos camarades de participer à la conversation que vous proposez en classe
- Ce document peut offrir
- des définitions, des citations, des illustrations, des extraits vidéo ou audio;
- la structure de votre conversation (titres, sous-titres, etc),
- et bien sûr, le vocabulaire utile pour discuter votre thème
- > Finalisez la liste de vocabulaire que vous allez proposer à la classe
- Formalisez le dossier en ligne (posté sur le blog du cours) que vous allez demander à vos camarades d'étudier avant votre présentation
- Ce dossier pourra inclure
- des pistes de réflexion, questions ou informations essentielles
- des extraits d'articles ou de livres
- des extraits de films ou d'émissions de télévision
- des extraits de programmes radios
- des chansons
- des illustrations
- des exercices pratiques
- etc.
- En d'autres termes, qu'est-ce que vous allez donner à lire, à écouter, à regarder à vos camarades, pour les inviter à entrer dans votre cercle de parole?
- EXERCICE:
- Préparer la "bande annonce" de votre cercle de parole: en 3 à 5 minutes, votre groupe devra:
- Identifier clairement le sujet, explorer les questions qu'il soulève
- Décrire la singularité de votre approche
- Amorcer la conversation avec le reste de la classe
- Faire circuler la parole dans le groupe
- et surtout: donner envie à la classe d'entrer dans votre cercle de parole!
*
Article: "S’exprimer en public, un défi encore plus grand pour les filles"
(Alice Raybaud, Le monde, 08 mai 2021 )

Moins
encouragées et moins valorisées que les garçons lorsqu’elles prennent
la parole en classe, les filles arrivent dans l’enseignement supérieur
avec moins d’aisance à l’oral. Un désavantage qui se ressent ensuite
dans le monde professionnel.
Les
femmes, ces jacasseuses, de vraies pipelettes ! Les clichés ont la peau
dure. Ils cachent cependant une réalité tout autre, du monde scolaire à
l’univers professionnel, mesurée par de multiples études : celle d’un
espace sonore public largement dominé par les hommes et de femmes moins
encouragées et moins valorisées dans cet exercice depuis le plus jeune
âge. Une question aux enjeux multiples, alors que les oraux prennent une place de plus en plus cruciale dans les processus de sélection et d’évaluation, du bac à l’enseignement supérieur.
«
Dès la crèche, on a schématiquement des filles qui demandent la parole
et des garçons qui la prennent », explique Isabelle Collet, professeure
en sciences de l’éducation à l’université de Genève. A l’école, « divers
travaux montrent que les garçons sont ensuite à l’origine d’environ
deux tiers des prises de parole en classe ». Si ce phénomène a eu
tendance à se corriger au primaire ces dernières années, les études dans
le secondaire attestent d’un déséquilibre toujours marqué. En 2015, la
chercheuse a mené une enquête au sein de neuf classes
suisses, lors de « cours dialogués » dans différentes matières, et
observé scrupuleusement les prises de parole des élèves. En moyenne, les
garçons sont intervenus 2,3 fois plus que les filles et étaient deux
fois plus sollicités par les professeurs. En outre, ils avaient presque
trois fois plus d’interventions orales « hors sujet ».
« Sages et discrètes »
«
Les bébés de sexe féminin sont pourtant plus amenés que leurs
homologues masculins à développer une communication verbale. Mais ces
capacités langagières précoces ne leur donnent pas accès à la prise de
parole en public par la suite. Car le problème n’est pas de parler, mais
de s’autoriser à être visible par la parole », analyse Isabelle Collet.
On ne les incite pas à cette visibilité, abonde la sociologue Marie
Duru-Bellat, chercheuse à l’Institut de recherche en éducation, autrice
de La Tyrannie du genre (Presses de Sciences Po, 2017) : « Les filles
ont intégré qu’on attend d’elles qu’elles soient sages et discrètes. On
leur apprend aussi très tôt à faire attention aux autres, à écouter et à
prendre en compte le point de vue des camarades. »
En
classe, les garçons, eux, ne vont pas hésiter à occuper l’environnement
sonore et à interrompre le professeur. « Ils prennent plus souvent la
parole de façon spontanée, d’ailleurs pas toujours en lien avec le cours
dispensé », remarque la sociologue. C’est accepté, voire valorisé comme
un attribut de virilité. « Il y a dans l’imaginaire collectif l’idée
que les garçons sont plus turbulents, qu’ils ont besoin de s’exprimer,
et que c’est bien normal. On le tolère, tout comme on les laisse salir
leurs habits. Les filles sont, elles, plus vite rabrouées quand elles
transgressent les règles », observe-t-elle.
Alors que les
enseignants eux-mêmes ont tendance à interroger moins souvent les filles
que les garçons, comme l’ont montré plusieurs études, le contenu des
interactions a aussi tendance à différer selon le genre de l’élève. «
Les filles sont davantage sollicitées pour rappeler les notions
précédentes, une forme d’assistance pédagogique, puis les garçons sont
appelés à faire avancer le cours, à créer du neuf », observe Isabelle
Collet.
Les
enseignants encouragent aussi davantage ces derniers, soulevait la
professeure en sciences de l’éducation Nicole Mosconi, dans son article « Effets et limites de la mixité scolaire »
(Travail, genre et sociétés, n° 11, 2004). « Ainsi, les garçons
apprennent à l’école à s’exprimer, à s’affirmer, à contester l’autorité,
et les filles à être moins valorisées, à prendre moins de place
physiquement et intellectuellement, et à supporter, sans protester, la
dominance du groupe des garçons, en somme à rester “à leur place” »,
écrivait-elle.
Véronique Garrigues, enseignante d’histoire dans
un collège classé REP du Tarn, a pris conscience de ce déséquilibre il y
a quelques années. « Comme dans la cour de récré, les garçons prennent
la place qu’on leur laisse très volontiers, constate-t-elle. Alors,
quand au bout de trois réponses, je n’ai entendu que des élèves
masculins, je fais en sorte que ce soit ensuite une fille. Mais ce n’est
pas parce que je les interroge qu’elles acceptent de répondre. » Le
stress est patent : tête baissée, mains tripotant ses affaires, phrases
écourtées. « Prendre la parole, c’est s’exposer au regard des autres.
Une angoisse pour certaines. »
« Bastion masculin »
Parler
en public est en effet un exercice qui engage pleinement le corps et
l’esprit, et qui demande une bonne dose de confiance en soi. « Or, à
l’école comme en réunion, les femmes ont tendance à plus se demander :
ce que je pense vaut-il le coup d’être dit ? », pointe Marie
Duru-Bellat. Pourtant détentrices de meilleurs résultats scolaires,
elles se mettent très jeunes à douter de leurs compétences. Ainsi dès 6
ans, lorsqu’on leur présente un personnage comme « intelligent », les
petites filles y associent plutôt le sexe masculin, montre une étude américaine publiée en 2017 dans la revue Science.
Rien
d’étonnant quand on sait que leur expression peut être déjà jugée
illégitime seulement quelques mois après la naissance. C’est ce que
révèlent des chercheurs de l’Institut des neurosciences Paris-Saclay
basé à Saint-Etienne. En 2016, ils ont mesuré la perception des pleurs de bébés
: ceux attribués à des filles – d’ailleurs souvent à tort – étaient
alors jugés moins justifiés, ne relevant pas d’une véritable souffrance.
« A divers niveaux, la société ne cesse de renvoyer aux femmes que leur
parole compte moins », souligne Marie Duru-Bellat.
Le poids des
représentations et de l’histoire n’est pas étranger au sentiment
d’illégitimité que beaucoup ressentent en la matière. « L’art oratoire
est traditionnellement un bastion masculin, observe Christine Bard,
spécialiste de l’histoire des femmes. Pendant des siècles, les occasions
pour les femmes de prendre la parole dans les lieux publics religieux
ou laïcs étaient rares : elles étaient exclues des tribunes et n’ont
accédé à l’université que sur le tard. Cet héritage laisse des traces. »
Aujourd’hui, les modèles de voix féminines sont encore peu nombreux –
ainsi du faible taux d’expertes entendues dans l’audiovisuel (de 38 %,
la proportion est tombée à 20 % avec la pandémie de Covid-19, selon le
Conseil supérieur de l’audiovisuel).
«
L’oreille qu’on porte sur la parole des femmes a été et reste très
cruelle, ajoute Christine Bard. Les travaux montrent que le public
écoute moins les femmes et déprécie leur voix, trop perchée, trop aiguë.
» Leurs paroles sont vite disqualifiées. « Exposées, elles sont d’abord
jugées par le regard, sexualisées avant même d’être entendues. Pour
Rousseau, la femme qui parle en dehors de son foyer est d’ailleurs du
côté de l’impudeur. » Point trop ne faut d’assurance pour celle qui s’y
risque : une étude de Yale publiée en 2012
montre que, alors que les hommes qui parlent abondamment sont perçus
comme des leaders de qualité, les femmes qui font de même sont au
contraire rejetées par l’audience chargée de les noter.
Une
parole dévalorisée, peu écoutée, souvent coupée… « En classe aussi, les
garçons qui veulent tout le temps la parole peuvent se montrer très
désagréables contre ceux qui leur volent la scène, surtout les filles,
constate Isabelle Collet. Quand elles tentent de le faire et qu’elles ne
sont jamais interrogées, comme les garçons parlent spontanément, ou
bien moquées, elles finissent par lâcher l’affaire. »
Quelles
conséquences sur leur parcours ? Dans le secondaire, « ce moindre accès à
la parole ne pose pas problème aux filles en termes de compétences
didactiques », observe-t-elle. Même pour les oraux du baccalauréat, qui
sont surtout, dit-elle, une « validation de ces compétences ». Mais cela
les prive d’acquérir les techniques sociales de mise en valeur de leurs
capacités et de leurs succès nécessaires par la suite. « Dès
l’enseignement supérieur, les règles du jeu changent. Il faut promouvoir
son travail, se distinguer, se rendre visible. Ce que, incitées à
rester en retrait, les filles n’ont pas appris à faire », regrette la
chercheuse.
Des épreuves pénalisantes
Si bien que «
leurs meilleurs résultats ne leur ouvrent pas les portes de certaines
filières sélectives et qu’elles rentabilisent moins, à diplôme égal,
leur bagage scolaire », écrit-elle. Dans certains oraux de concours
notamment, les écoles recherchent de plus en plus ces dernières années «
l’expression d’une motivation mais aussi d’une individualité, d’une
certaine personnalité. Il y a tout un travail de mise en scène
sous-jacent auquel les jeunes femmes adhèrent moins », rappelle la
sociologue et spécialiste des concours Annabelle Allouch, qui souligne
également l’interférence de « biais de genre » inconscients lors de ces
oraux, « même chez des jurys avertis ».
A l’Ecole nationale
d’administration, un rapport interne relevait, en 2012, ce traitement
défavorable aux femmes qui, avec un taux de réussite similaire à celui
des hommes aux écrits anonymisés, étaient évincées à l’issue du grand
oral. En 2020, à l’Ecole normale supérieure, avec la suppression des
oraux due à la crise sanitaire, la part d’admises a, là, bondi de 54 % à
67 % dans les filières littéraires. Difficile de démêler l’impact
de la disparition de l’oral et celui des conditions de préparation
particulières pendant la pandémie – ou encore de l’absence des
mécanismes de rééquilibrage qui, à l’oral, viennent favoriser le sexe
minoritaire (étudiés par l’économiste du travail Thomas Breda). Mais le résultat a interpellé nombre d’enseignants.
Emma Bouvier, 21 ans, a bien senti un tournant en entrant à Sciences Po. Alors que participer en classe ne lui posait pas de problème au lycée, cela a changé dans le supérieur, où « la prise de parole prend beaucoup de place, en classe comme en dehors ». En quête de clés, elle s’est renseignée sur l’association d’art oratoire de l’école. « J’avais l’image d’un espace réservé aux hommes, les figures prises pour parler d’éloquence étant quasiment toutes masculines. Puis j’ai vu que la présidente était une femme, cela m’a ouvert une porte. » Depuis, l’étudiante s’investit dans L’Oratrice, un groupe qui promeut l’égalité dans l’éloquence et organise des formations à destination des étudiantes.
Chez celles qui s’y inscrivent, « ce qui ressort le plus est l’autocensure et une déstabilisation face aux comportements désagréables récurrents, comme se faire couper la parole, décrit-elle. Beaucoup viennent aussi après un premier stage et racontent s’être senties effacées, regrettant de ne pas avoir réussi à s’imposer. On les aide à prendre confiance. » L’enjeu est majeur dans le monde du travail, « où on vous demande de bien faire mais surtout d’aller le faire savoir », souligne Isabelle Collet. Pour Emma Bouvier, même si c’est à pas de souris, on avance toutefois dans la conquête de la prise de parole en public : les deux dernières éditions du prix d’éloquence Philippe-Seguin de Sciences Po ont été remportées par des femmes.
Alice Raybaud
- PRONONCIATION
- Mémoriser PAR COEUR l'extrait de la chanson "Né en 17 à Leidenstadt" (vidéo ci-dessous)
- Travaillez la prononciation en écoutant et en imitant les artistes de la chanson!
- On va chanter ensemble en classe…
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots"?
- PRÉPARATIFS POUR LE CERCLE DE PAROLE:
- Pour chaque membre du groupe: Identifiez les DEUX documents qui vous paraissent ESSENTIELS à la compréhension de votre sujet et des questions qu'il pose. Plus précisément, sélectionnez:
- UN
extrait de document que vous souhaiteriez partager avec la classe AVANT
le cercle de parole (sur la page de blog préparatoire)
- UN extrait de document que vous souhaiteriez montrer à la classe PENDANT le cercle de parole
- POURQUOI ces deux documents vous paraissent essentiels?
- Préparez-vous à présenter vos choix aux autres membres de votre groupe, et à argumenter!
- Continuez à réfléchir à votre stratégie de communication pour le jour du cercle de parole
- En particulier: quel ÉTHOS souhaitez vous incarner?
- Quels types d'émotions souhaitez vous partager avec le reste de la classe?
- Continuez à construire votre liste de vocabulaire personnalisée
- + Commencez à rédiger TROIS phrases essentielles de votre intervention
- Formulations claires et concises des grands problèmes
- Résumé des questions
- EXERCICE:
- Préparez une petite présentation (provisoire) de votre sujet pour les autres membres de la classe.
- Chaque membre de votre groupe va présenter votre sujet à trois autres membres des autres groupes.
- Pistes de réflexion
- Qu’est-ce qui rend votre sujet intéressant ? Qu'est-ce qui le rend difficle?
- Comment est-ce que sujet vous concerne ?
- Quelles sont les questions que vous souhaitez poser à la classe ?
- De quel vocabulaire avez-vous besoin pour parler de votre sujet avec des gens dont le français n'est pas la première langue?
- Écoutez à nouveau la chanson "Né en 17 à Leidenstadt" + Commencez à mémoriser le passage suivant PAR COEUR:
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots?
- Poursuivez les recherches pour votre cercle de parole:
- trouvez au moins trois nouveaux documents (articles, extraits de livres, vidéos, émissions de radio, etc) qui éclairent votre question.
- + synthétisez-les pour pouvoir les présenter à votre groupe
- Imaginez trois formats différents pour votre cercle de parole
- Sentez
vous libres d'expérimenter! (dans le passé, certains groupes ont joué
des rôles, simulé une émission de télé, un tribunal, une discussion de
famille à table, etc…)
- Commencez à constituer une liste de vocabulaire personnalisée
- Quels sont les cinq mots/verbes/expressions ESSENTIELS pour discuter votre sujet?
- Vous partagerez ce vocabulaire avec votre groupe, pour décider ensemble du vocabulaire essentiel que vous allez partager avec la classe le jour de votre Cercle de Parole.
- Marina, Rainie, Diana, Lucia: La peine de mort
- David, Alyssa, Sophia: La question des réparations
- Luka, Ryan, Star, Leer: Intelligence Artificielle et éducation
- Lire attentivement la méthodologie du Cercle de Parole ci-dessous et venir en classe avec une idée claire des objectifs proposés pour cet exercice.
- Explorer le thème que vous avez choisi pour cette conversation.
- Faites des recherches préliminaires et identifiez les ressources que vous allez pouvoir mobiliser:
- films sur le sujet?
- livres sur le sujet?
- Emissions de télé, de radio?
- Articles de journaux?
- Synthétiser au moins trois documents en français pour pouvoir partager le fruit de vos recherches avec les autres membres de votre groupe.
- Faites une liste (provisoire) des arguments en présence (pour/contre) et des questions difficiles que pose votre sujet
- L'objectif est de pouvoir commencer à présenter des faits à votre groupe, à la première personne et sans recours à la technologie, dès la première séance de préparation.
- Écouter attentivement la chanson "Né en 17" (Fredericks/Goldman/Jones)
- Que pensez-vous de cette approche des traumatismes historiques que furent l'holocauste, l'apartheid et la guerre civile en Irlande?
- Repérez un passage qui vous paraît spécialement intéressant. Pourquoi celui-là?
- Revoir tout le vocabulaire de la semaine 4 (page VOCABULAIRE)
- Petit QUIZ ÉCRIT en début de classe!
CERCLE DE PAROLE N°1
- Votre groupe va disposer de 75 minutes pour proposer une conversation à la classe sur une question controversée.
- En d'autres termes, votre travail consiste à
- crééer un espace de parole
- informer vos camarades de classe pour qu'ils puissent former (ou préciser, ou changer) leur opinion personnelle sur le sujet
- ÉTAPES RECOMMANDÉES:
- Faites toutes vos recherches en Français (cela vous permettra d'absorber le vocabulaire utile et de le partager avec la classe)
- Concentrez vous sur la société française, ses problématiques et ses spécificités
- Ceci dit, n'hésitez pas à élargir la conversation aux pays francophones, si votre sujet le permet.
- Définissez votre sujet le plus précisément possible
- Ex: "Le rap Hardcore/le végétérianisme/l'écriture inclusive", c'est quoi?
- Donnez des exemples/illustrations propres à la France/au monde francophone
- Formulez votre problématique (la question que vous posez à votre sujet):
- Ex: "Faut-il encourager le végétérianisme?" n'est pas tout à fait la même problématique que: "Le végétérianisme est-il dangereux?"
- Ex: "L'écriture inclusive: un effort efficace vers plus d'égalité?" n'est pas la même problématique que "L'écriture inclusive est-elle condamnée à l'échec"?
- Présentez les arguments pour et contre le plus clairement et le plus efficacement possible.
- Remarquez/documentez l'évolution de votre point de vue au fil de votre préparation.
- N'oubliez pas ces quelques objectifs simples
- Il s'agit non pas de persuader mais d'ÉCLAIRER (vous-même, les autres)
- Essayez de donner à vos camarades les connaissances utiles pour se faire une opinion argumentée sur votre sujet
- Créez une discussion avec l'ensemble des personnes présentes, faites circuler la parole.
- AVANT LA CONVERSATION EN CLASSE : vous présenterez un dossier préparatoire (page de blog) pour que vos camarades puissent se familiariser avec les arguments que vous exposerez. Ce dossier préparatoire pourra comprendre:
- Documents écrits
- Extraits vidéo
- Extraits audio + transcription
- PENDANT VOTRE CERCLE DE PAROLE
- Soignez votre entrée en matière: comment allez vous lancer la conversation?
- Parlez SANS NOTES: vous pouvez disposer d'une feuille avec vos idées principales et la structure générale de votre propos (pour ne pas perdre le fil et ne rien oublier) mais il est essentiel de NE PAS LIRE.
- Évitez la structure "un.e membre du groupe = un moment de la conversation".
- Il s'agit pour votre groupe de proposer UNE conversation, et non pas plusieurs mini-présentations (la succession de monologues qui résulte de ce genre d'approche est systématiquement néfaste, la dynamique qui en résulte souvent négative).
- L'idéal serait que chaque membre du groupe parle à plusieurs reprises, pendant toute la durée de la classe
- (ce qui n'empêche pas d'avoir un.e "spécialiste", une personne qui a fait des recherches plus poussées et maîtrise mieux un aspect du sujet — mais chaque membre du groupe doit maîtriser toutes les problématiques évoquées et intervenir plusieurs fois dans chaque partie.)
- En d'autres termes, il est bon d'entendre toutes les voix tout le temps!
- Invitez le reste de la classe à participer par des questions, exercices, jeux, incitations diverses à entrer dans le débat.
- N'oubliez pas de proposer des moments de conversation en petits groupes avant de revenir à la conversation en classe entière
- !!! vous pourrez créer des " breakout rooms" et chaque membre du groupe peut accompagner une conversation différente.
- VERS LA FIN DE VOTRE CERCLE DE PAROLE: la classe pourra se prononcer sur votre sujet en fonction des éléments présentés.
- L'objectif sera de répondre à la question: "Alors, qu'est-ce qu'on fait"?
- comment agir concrètement pour améliorer la situation?
- au niveau individuel
- au niveau collectif
*
On the ruins of a battlefield
Would I have been better or worse than these people
If I had been German?
Raised on[3] humiliation, hatred, and ignorance
[Constantly] fed dreams of revenge
Would I have been one of these unlikely consciences[4]?
Teardrops in the middle of a torrent[5]
If I had grown up in the docklands of Belfast
Soldier of one faith, of one caste[6]
Would I have had the strength, against my own people[7]
To betray (them): and seek[8] peace?
If I had been born white and rich in Johannesburg[9]
[Stuck] between Power and Fear
Would I have heard these cries carried by the wind?
Nothing will ever be the same
We will never know what we really have in our guts[10]
Hidden behind our appearances
The soul of a brave or of an accomplice or of an executioner?
Either the worse or the very best[11]
Would we be among those[12] who resist or (rather) the sheep of a herd
If words were not enough [13]?
What if I was born in 1917 in Leidenstadt?
On the ruins of a battlefield
Would I have been better or worse than these people
If I had been German?
[Chorus]
And may we be spared[14], you and I, if possible for a very long time
From having to choose a side.

